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Projet du freeport pour l'aeroport du Luxembourg © Montant & Stendardo (3BM3)

Projet du freeport pour l'aeroport du Luxembourg
© Montant & Stendardo (3BM3)

 Art et Finance

Marché de l'art | Au fil de la mondialisation et de l'afflux de liquidité irrigué par les pays à forte croissance, on a vu apparaître sur le marché de l'art international des signes de plus en plus nombreux de sa « financiarisation ». Appuyé par le gouvernement du Luxembourg, la banque Deloitte positionne aujourd'hui clairement son pôle spécialisé oeuvrant à l'émergence d'une véritable « Industrie Art et Finance ».

Le marché de l'art s'est radicalement transformé ces dernières années. Le déplacement du centre de gravité économique vers l'Asie, les voies ouvertes par internet et les nouvelles technologies ont modifié structurellement les techniques de promotion de l'art, son évaluation, ses systèmes de transaction. Dans ce monde en mutation, les « niches passions » comme l'art et l'art contemporain sont de plus en plus reconnues par le monde de la finance comme une alternative de diversification d'investissements, une nouvelle classe d'actifs pouvant servir de bouclier contre l'inflation. Un marché des fonds d'investissement est en train d'être créé. Ils redéfinissent de nouveaux critères d'appréciation de l'art et construisent leur politique d'achat sur la base d'indicateurs de confiance du marché qui suivent l'économie des pays, Etats Unis & Europe, Chine, Inde, Moyen orient, Amérique Latine, Russie.
En parallèle, depuis 2008, la banque Deloitte développe en Europe une stratégie globale de captation du « marché de l'investissement en art », largement amorcé en Chine, qui a commencé à prendre corps à travers :
- l'organisation de séminaires de formation pour sensibiliser les gestionnaires de patrimoine, les investisseurs institutionnels (fonds spéculatifs, fonds de dotation, sociétés de capital-investissement), les fonds d'investissement. Ils se déroulent dans des villes stratégiques comme Luxembourg, Londres, Paris, Miami, Vienne... pour développer ces réseaux cibles.
- l'édification d'un « port franc » qui verra le jour en 2014 sur l'aéroport de Luxembourg. Une plate-forme hautement sécurisée, destinée à accueillir oeuvres et objets de grande valeur, concentrant tous les secteurs attenants, assurance, transport, fiscal, juridique, logistique et culturel... Ce projet de forteresse de 20.000 m2 sur 4 étages dont un souterrain, dessiné par les architectes suisses Montant & Stendardo (3BM3) a été présenté à Art Basel 2012. Il est piloté par Euroasia qui a déjà implanté un centre logistique de ce type à Singapour.
- « Splitart », une société de titrisation d'oeuvres d'art impliquant la création d'une « bourse de l'art » pour permettre l'achat et la vente de titres représentatifs de la part d'une oeuvre de grande valeur (au moins 1,5 million d'euros). Cette société a été mise en sommeil en juin 2012 dans l'attente de l'agrément de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) en sachant que la Chine, pionnière dans la création d' Art Stock Exchange, en possède pour l'instant 18 en fonctionnement non soumis à règlementation.

Nina Rodrigues-Ely
Publié le 18/08/2012
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