Le premier marché de l'art contemporain, dans le contexte de la mondialisation, voit apparaître de nouveaux phénomènes qui brouillent le traditionnel clivage artiste / marchand-conseil / collectionneur-amateur :
- Pouvoir grandissant des grandes maisons de vente publiques qui adoptent les méthodes de management de grands groupes (Dassault est propriétaire de Artcurial, Pinault de la maison Christies).
- Emergence d'un marché « phare », médiatisé et très spéculatif. Un marché « désegmenté » où marchands, maisons de vente et collectionneurs-acheteurs peuvent s'associer pour construire la côte d'un artiste.
- Cette sphère spéculative encourage des artistes très médiatiques à s'organiser comme de grandes entreprises. Jeff Koons est un ancien trader. Damian Hirst devient le seul maître de sa côte en réalisant une vente spectaculaire en 2008 chez sotheby's lui rapportant près de 141,000,000 €, après l'artiste français Jean-Pierre Raynaud qui organisa la vente de ses oeuvres chez Christies en 2006.
- Parallèlement on retrouve un premier marché « laboratoire » très dynamique de jeunes artistes internationaux où les marchands conservent leur rôle de conseil envers les collectionneurs.