A Lyon, le commissaire chinois Hou Hanru avance une vision mondialiste d'un monde en mutation. Le spectacle du quotidien prend appui sur l'individu, la rue, selon le mode de la confrontation : spectacle et quotidien, réel et imaginaire, mondialisation et affirmations des identités, partage et violence, art et politique. Des artistes pour la plupart anglo-saxons ou venus de pays sous tensions sociales ou géopolitiques servent le cadre central du commissaire : l’avant-garde artistique doit de nos jours se recentrer sur un réel engagement social, politique et culturel. L’exposition s’articule autour de chapitres, La magie des choses, L’éloge de la dérive, Vivons ensemble et met en avant une médiation culturelle pour amener l'art au devant du désir des gens. De ces catégories didactiques s'échappent toutefois l'esprit inclassable et décalé des oeuvres de Jimmie Durham, Maria Thérésa Alves, Mark Lewis ou Ian Kiaer... Se démarque encore la présence de l’artiste américain George Brecht, branche américaine de Fluxus, mais dans le même temps, se dessine en creux l’étonnante absence du Fluxux français Robert Filliou, un autre magicien du quotidien.
Nina Rodrigues-Ely Responsable éditoriale Publié le 24/09/2009
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