A Venise, le commissaire suédois Daniel Birmbaum fait émerger une vision universaliste d'un monde en mutation. Fare mondi (Faire les mondes), se positionne à contre courant des effets médiatiques du marché de l’art. l'exposition invoque le recours à la poésie, à l’utopie nécessaire à toute invention et à la mise en avant du processus de création des artistes. Est appelée une partie de l’avant-garde historique mondiale, le roumain Cadéré, les brésiliens Lygia Pape et Cild Meireles, la poésie japonaise avec Gutaï et Yoko Ono, le suédois Jan Hafström ou encore l’italien Pistoletto… A côté de ces figures tutélaires se déploie une jeune génération venue de tous horizons qui architecture, met en réseaux, tisse des liens universels par delà le principe d’identité. On peut ainsi explorer un kaléidoscope de mondes différents : les jeux de tension de l’installation du chinois Jianxi Chin, d’inquiétants théâtres intimes à travers le film de l’israélienne Keren Cyter, les méandres du processus mental de la française Dominique Gonzales Foerster jusqu’aux visions spatiales et métaphoriques de l’italienne Grazia Toderi…